J'aimerais tellement que les mouchoirs existent dans ton monde

J'aimerais tellement que les mouchoirs existent dans ton monde
Il n'y a jamais personne dans ces cas là. Personne pour comprendre que tu es au fond du gouffre, au fond de toi, au fond de tout. Et tout ce que tu voudrais c'est être heureux à en crever. Tu le veux tellement. Et au lieu de ça tu crèves de ne pas parvenir au bonheur. Et on t'en veux.

Tu es vide depuis tant d'années et depuis autant d'années des gens pensent pouvoir te guérir et te protéger de toi-même, quand tu n'es déjà plus qu'un arbre mort. Et le temps t'érode peu à peu, et les vers te digèrent. Ils pensent pouvoir t'emplir de bonheur quand tu n 'es qu'une outre percée par le fond.

Et t'es juste là comme un con à pleurer en ressentant tout ça, et il y en a tellement, des larmes, que tu as l'impression d'être rempli. Et si ça n'est pas le bonheur, c'est au moins "quelque chose". Mais tu es percé, il est inévitable que tu inondes tout ce qui t'entoure.
Et puis tu fais comme si cette musique allait t'empêcher d'y penser, tu restes là la bouche ouverte, tu veux hurler, mais tout en toi n'a jamais été guère plus qu'un souffle.

Et tu te demandes si ça changera. Quand est-ce que la vie arrêtera de s'acharner? Et tu penses savoir: Jamais.
Tout est de ta faute. Tu as germé au mauvais endroit, au mauvais moment. Et tu étais une graine de mauvaise qualité. Malgré tous les efforts que d'autres ont fourni pour que tu te sentes bien, tu n'es guère qu'un arbre tordu, pourri jusqu'au coeur. Tu ne mérites pas le bonheur que l'on veut tellement te donner. Et le jardinier s'en va, piétinant le rosier qui ne veut pas fleurir.

Mais moi j'étais heureuse avec lui, avant que tu t'en mêles...
Et moi je sais que tu es malade, que tu n'y peux rien. Mais les gens font comme si. Comme si tu faisais exprès d'avoir le nez qui coule pendant un gros rhume. Comme si tu faisais exprès d'avoir le cancer, alors que tu luttes. Mais tu as beau retenir ta morve, il faudra bien qu'elle sorte un jour.

Et tu veux quand même changer. Comme si tu pouvais t'empêcher d'éternuer.

# Posted on Friday, 23 October 2009 at 8:56 AM

Il FAUT se remettre à écrire, VOUI monsieur

Il FAUT se remettre à écrire, VOUI monsieur
J'aimais observer les gens. Quelque part, tous étaient beaux. Tous avaient leur saison, et un élément naturel qui les mettait le mieux en valeur.

Il y avait pourtant de rares personnes pour lesquelles mon coeur semblait ne pas s'émouvoir. Ces gens qui se croyaient les maitres du monde, les plus intelligents et les plus beaux, ces gens à la tête tellement haute qu'ils semblaient anticiper les crottes de pigeon afin de ne pas marcher dessus une fois qu'ils auraient éclaboussé le trottoir. Et dieu sait comment, jamais une merde de chien ne se serait permise de s'imisser sous leur chaussure, ni un trottoir les faire trébucher. Seule la pollution, la laideur des villes mettaient ces gens en valeur. Les boutiques "chic", les endroits plein de gens, les villes grises, grises comme leur coeur.
Et ces filles tellement maquillées qu'on se demandait quel lourd secret pouvaient elles bien nous cacher, et, moins profond, que tous pariaient sur l'épaisseur de leur couche de fond de teint...

# Posted on Wednesday, 29 October 2008 at 11:01 AM

Edited on Saturday, 29 August 2009 at 5:13 PM

Elisez votre geôlier

Elisez votre geôlier
Est-ce que je tombe trop vite amoureuse? Est-ce que je m'engage trop vite?
Il est vrai que je pense qu'on pourrait me qualifier comme quelqu'un de passionné... J'ai pas envie d'être à moitié... Soit je ne le suis pas, soit je le suis totalement... C'est par phase. Tant que rien ni personne n'exalte mon esprit, j'hiberne, je rentre dans une sorte de semi-sommeil, où je bouge, mange, respire, vit... Sans être vraiment là. Une coquille vide, comparaison facile. Il ne se passe rien derrière mes yeux...

Oui, tu peux agiter la main, je n'ai plus aucun réflexes, je ne réponds à aucun stimuli, d'aucune sorte... ça dépasse l'entendement. Je ne suis plus un être humain, je ne suis plus un animal... Mon cerveau préhistorique dort, il est en vacances. Je m'auto-lobotomise. Sans baver, rassure toi. Ou peut-être, je n'en sais rien, je ne sens rien, je suis dure comme du bois, je n'ai pas de nerfs, aucune sensibilité... Sauf faussée. C'est si facile de faire semblant.

Je dors sans dormir, merci le café. Mon corps est en éveil, tandis que mes yeux sont fixes. Non, je ne suis pas une débile, je suis juste en mode "économie d'énergie". C'est dur de carburer à la caféine. L'amour, ça réveille tellement mieux. Et ça endort, aussi. Mais l'amour ne fait pas plonger dans un sommeil désagréable. J'aime être amoureuse... Je m'enfonce dans du coton, comme un petit hamster dans son nid... Bien à l'abri, dans sa cage... Bien au chaud... Bien enfermé... enfermé dans l'amour, c'est pas si mal... Position f½tale, maman, on est si bien ici, si bien, tellement mieux qu'à l'intérieur de toi, que près de toi... Il peut rien m'arriver, de toutes façons, je suis un morceau de bois. Un pinoccio dont le nez ne grandit pas... Quelle maitrise de mon corps! Je t'apprendrai, petit pantin...

Si tu mens, mens correctement. Le parfait menteur vit dans l'illusion. Le parfait menteur se convainc de son mensonge. Si tu n'y crois, nul ne te croira. C'est écrit. Je sais pas où, mais c'est une vérité mensongère que tu ne peux nier. Essaye. Mens toi à toi même, qui pourra t'accuser de mentir, alors? Toi tu sais faussement que c'est vrai. Tu sais, le détecteur de mensonges ne détecte que ton stress. Or, convaincu, pourrait tu trembler? Oserais tu hésiter? Est ce que tu sues quand je t'affirme qu'1+1=2? Ne me réponds pas que c'est 3. Fadaises, foutaises! Réponse facile et précuite, "Plongez 3 secondes dans la connerie et c'est du tout cuit", c'est Maité qui l'a dit. Jette à la poubelle ces réponses idiotes pour abrutis se voulant romantiques. Dans quelques mois, nous serons 3, lalala... Pourquoi pas 4, la gémellité, ça existe. Et des jumeaux, ce ne sot pas .5 + .5, tu sais. Ce serait vexant de ne les traiter qu'à demi.

Oui, je parlais bien d'amour, au départ. Et? Et oui, je suis une passionnée et je suis incapable de me concentrer quelques instants. Parce qu'en ce moment, mon corps et mon c½ur sont en éveil. Et mon esprit, j'oubliais l'esprit.... Je m'oubliais dans les méandres de ma bêtise... Non, dans mes pensées... Je pense sans penser. Pardonnez mon esprit, il est là, mais seulement à moitié. J'en ai laissé une partie à un être qui n'en avait pas besoin. Et c'est justement pour cela que je lui accorde tant d'attention. Quel esprit, mais quel esprit... Quel esprit que je voudrais tant posséder... Garder en moi à jamais, comme une mère qui garderait son enfant en elle toute sa vie, toute sa vie à lui... Qui vivrait jusqu'à ce que son enfant meure. Je partirais pas sans toi. Mais pas avec non plus. Rien pour accélérer notre course dans le temps... ça passe si vite, lorsque nos esprits, lorsque notre intégrité est rassemblée... 1+1=1? Cesse ces enfantillages, 1+1=2, et tu le sais. 2, bien collés, tellement qu'on pourrait dire "Un".

J'aimerais bien. Qu'on se le dise. Un jour. Il n'y aura plus "toi" et "moi", il y aura "nous". Les gens parleront de "nous" comme si nous n'étions qu'un, tout en sachant que nous étions deux individus. Mais deux individus indissociables...
J'ai l'impression que mon esprit nage. Mais plus dans cette eau poisseuse du piscinier peu scrupuleux. Il ne nage même pas dans l'eau la plus pure qui soit. Il nage dans l'air. Oui, il plane... Il s'amuse, pour une fois, car il se réveille une fois tous les mille ans. Mon esprit est un monstre. C'est un mythe. Une fable. Une croyance issue du Moyen-Age... Mais on vous a menti. Il ne vous veut aucun mal. Il ne vous mangera pas, il ne se nourrit que de ses propres sentiments. Mon esprit n'a pas des dents acérées de 3 mètres de long. Il n'a pas 6 rangées de dents, suintant de baves, exaltant une odeur de pourriture, de corps en putréfaction. Mon esprit n'est pas un dragon, ni un monstre marin... Mon esprit est tout petit, il se fait discret... Et est heureux comme ça, il se comble de ce qu'il a, en ce moment. Et il ne s'énerve pas. Mon esprit est docile, c'est un petit chiot en laisse. Il dort, quand il s'ennuie. Quand personne ne vient lui lancer la baballe. Mais il rattrapera volontiers toutes les balles que vous pourrez bien lui lancer... Que mon maître non-autoproclamé me lancera...
Je ne suis pas un chien. Mais c'est du pareil au même. Mon esprit à trouvé Son esprit, et est bien décidé à rester accroché à la laisse... Mon esprit a choisi qui suivre... Il a choisi, tel un esclave qui a choisi son maitre.

Pour répondre à ma question de départ... Je ne m'engage pas trop vite. Je ne m'engage pas, je choisi quelqu'un qui me choisis aussi. Quelqu'un qui me correspond. Quelqu'un qui pourrait être moi. Quelqu'un.

Quand on a le choix, on accepte volontiers d'être prisonnier,... C'est le principe même de la démocratie. Elisez votre geôlier.

# Posted on Friday, 04 April 2008 at 12:48 PM

Edited on Wednesday, 29 October 2008 at 10:56 AM

Evitons les miroirs

Evitons les miroirs
J'ai toujours détesté mon reflet... Il me renvoie quelque chose de répugnant, quelque chose que j'oublie, chaque fois que je détourne le regard, chaque fois que je m'éloigne de moi.
Chaque fois que je m'aperçois, je me dégoute... Je me souviens de moi, du moi physique... J'évite de me dévisager, de dévisager cet être effrayant que je suis... Je n'aime pas me regarder dans les yeux, quelle vérité pourrais-je y découvrir, dans ces espèces de phares bleus qui sont miens?
Pourtant, à chaque fréquentation de la salle de bains... Je me vois, la réalité éclate, elle m'explose à la figure... Argh, c'est donc ça que les autres voient ?
Souvent je me plais à imaginer que mon visage, pour se rire de moi, se transforme dès que je veux me regarder. Il se tord, se contorsionne, jusqu'à ne plus ressembler au moi physique que je suis vraiment. Et dès que je ne me regarde plus, dès que je m'éloigne du reflet, il reprend figure humaine...

Oui, je déteste mon reflet. Je déteste cet être méprisant, de 18 ans, mais qui pourrait aisément se faire passer pour mineure. Quel âge? 15, 16? Même moins... Dommage, je n'ai même pas l'air assez jeune pour bénéficier du tarif enfant. Je déteste ces grands yeux bleus, qui me confèrent un air... MMmmh... Un air... Peu importe. Un air, mais pas le bon.

Est-ce que je suis trop critique envers moi même? Est ce que réellement mon visage se transforme quand je me regarde, ou bien est-ce juste mes yeux qui déforment ce que je vois? J'ai peur de moi... De l'image que je véhicule. Je pense, et peut être est-ce juste un moyen de me rassurer, que ce que j'ai à l'intérieur est nettement plus important... Pourtant, mon physique... est peut-être une barrière aux autres, et une protection que mon esprit s'est forgé... Pour conserver mon intérieur intègre. Je garde tout pour moi, tandis que vous (re)gardez le reste... Le reste, mon corps, qui signifie si peu, qui n'est nullement le reflet de mon âme, pas plus que mes yeux.
Et puis proute.

# Posted on Friday, 04 April 2008 at 12:12 PM

Edited on Wednesday, 29 October 2008 at 10:57 AM

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J'ai toujours rêvé de pouvoir faire ça...

Ecouter de la musique avec quelqu'un... Ne rien faire d'autre qu'écouter. Ressentir la musique. Ou se laisser porter par elle... Devenir la musique, la sentir dans nos tripes. Dans notre corps tout entier... Etre transcendé... Sentir chaque parcelle de notre corps réagir. Se laisser guider, se laisser aller, l'un vers l'autre. Ressentir les mêmes choses, au même moment... N'être plus que musique... « Danser », ensemble....

Se promener simplement dans la rue, avec quelqu'un, toujours. Avec quelqu'un ? Pas vraiment. L'autre c'est moi. Il est moi... Un même esprit dans deux corps... Ou deux esprits similaires. Deux esprits uniques. Conscients du hasard qui les a fait se rencontrer... Conscients que tout pourrait s'arrêter. Mais certains que tout ne s'arrêtera pas... Pas de sitôt...

Se promener et se moquer des autres... Pour s'amuser... Se sentir détaché, hors du monde, peut-être... S'en foutre, du reste. Parce que mon monde ne serait plus que lui. Le reste, un moyen parmi tant d'autres de se divertir... Une illusion...
La silhouette de tous serait floue à mes yeux... Sauf la sienne...
Se moquer de l'autre, aussi. Pour jouer. Parce que c'est amusant. Parce qu'on serait si bien ensemble.... Parce que je sais qu'il ne le prendrait pas mal, lui.

Ne pas avoir honte, jamais, avec cet autre... Parce qu'il serait comme moi... Parce qu'il pourrait tout comprendre. Sans explications, il saurait... Parce qu'il serait au dessus de tout. Il comprendrait avec la même sensibilité. Son cerveau réagirait d'une manière quasi similaire à la mienne...

Et je l'aimerai, parce qu'il serait comme moi. Mais ce n'est pas moi que j'aimerai à travers lui. C'est lui, à part entière... C'est lui. Parce qu'il est moi...


Ça semble confus ?
Lui me comprendrait...

# Posted on Wednesday, 26 March 2008 at 10:47 AM